Dante

Biographie de Dante

Poète majeur du Moyen Âge, Dante Alighieri dit Dante est l'auteur de la Divine Comédie, considérée par beaucoup comme la plus grande œuvre écrite en italien et l'un des chefs-d'œuvre de la littérature mondiale. Dante naît entre la mi-mai et la mi-juin 1265 dans la famille florentine des Alighieri appartenant à la faction des guelfes (favorables au Pape et opposés aux gibelins). Elle aurait joué un rôle important dans la vie de la cité.

Malheureusement, on ne connait que peu de choses sur l’enfance et l'éducation de Dante. Sa mère meurt alors qu’il a 13 ans, en 1278 et son père quatre ans plus tard, après avoir une nouvelle compagne et deux nouveaux enfants. On suppose que Dante étudie à domicile, qu’il séjourne sans quelque temps à Bologne et qu’il reçoit à Florence les enseignements de l'école franciscaine de Santa Croce, de Rémi de Florence de l'école dominicaine de Santa Maria Novella et de Brunetto Latini. Il est quasi certain qu'il étudie la poésie toscane et s’intéresse de près aux ménestrels, aux poètes provençaux et à la culture latine (dont le poète roman Virgile).

Dante participe activement à la vie politique de Florence. On lui confie de nombreuses missions politiques qu’il remplit avec succès et est nommé prieur de Florence en 1300. À l’époque, l’opposition guelfe-gibelin agite alors l'Italie. Dante, lui, est un guelfe ardent : il participe notamment à plusieurs expéditions contre les gibelins d'Arezzo, de Bologne et de Pise, et contribue à plusieurs victoires, dont celle de Campaldino (1289).

Mais les guelfes, qui dominent à Florence, sont divisés en deux : les Noirs, soutenant la politique papale de Boniface VIII, et les Blancs, défenseurs d'une plus grande autonomie de la ville. En 1300, le pape Boniface VIII lance une politique d’ingérence en revendiquant la présence de représentants de l’autorité impériale dans les communes toscanes. Dès lors, Dante s'engage de plus en plus fermement du côté des guelfes blancs. En octobre 1301, Dante, alors membre du Conseil des cents, se rend à Rome pour tenter de désamorcer le conflit. Pendant ce temps, Charles de Valois, représentant du pape, prend la ville de Florence avec l'aide de guelfes noirs. Les procès contre la faction opposée commencent et Dante revenant de la capitale, apprend qu'il est condamné pour concussion, gains illicites et insoumission au pape. Comme il refuse de se présenter en accusé, il est condamné au bucher, ses biens sont confisqués et il s’exile avec d'autres guelfes blancs. Il ne reviendra jamais dans sa ville natale. Il voyagera dans différentes cités italiennes et se rendra même à Paris.

Cet exil ouvre pour lui une intense période d’activité intellectuelle. Il commence alors à rédiger ses premiers écrits dont De vulgari eloquentia écrit en latin à partir de 1303 (qui restera inachevé) qui traite de la question de la langue vulgaire. Puis, en 1305, il entame son premier ouvrage en toscan, Convivio. Il est l’auteur d’autres textes dont le plus célèbre est La Divine Comédie. Il travaillera dessus de 1306 jusqu’à sa mort. Dante raconte le voyage imaginaire du narrateur qui, par l’invitation de Virgile, pénètre dans l’au-delà et voyage à travers l’enfer, le purgatoire pour finir par le paradis. Il rencontrera durant son périple de nombreux personnages issus de la mythologie, des philosophes antiques ainsi que des personnalités contemporains. Ce chef-d’œuvre est à la fois le récit du parcours personnel de Dante, un manuel de théologie chrétienne, un roman à valeur éthique et morale, mais également une réflexion sur la recherche du salut éternel.

Citations de Dante

« Il n'est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère. » (La Divine Comédie, L’Enfer)

« Nous faisions route avec les dix démons.
Ah féroce compagnie ! mais à l'église
avec les saints, et à la taverne avec les gloutons. » (La Divine Comédie)

« Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. » (La Divine Comédie, L’Enfer)

« Nous allâmes ainsi jusqu’à la lumière
en causant de choses qu’il est beau de taire,
comme il était beau d’en parler alors. » (La Divine Comédie, L’Enfer)

« Orgueil, envie et avarice règnent,
trois étincelles qui embrasent les cœurs. » (La Divine Comédie, L’Enfer)

« Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours, parce que les désirs des hommes changent suivant les influences du ciel. » (La Divine Comédie, Le Paradis)

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