Joseph Conrad

Biographie de Joseph Conrad

Joseph Conrad, Teodor Jozef Konrad Korzeniowki de son vrai nom, est né le 3 décembre 1857 à Berditchev dans l’Empire russe (actuelle Ukraine). Issu de la noblesse polonaise, le jeune garçon est orphelin à l’âge de 11 ans et est confié à un oncle maternel résidant à Cracovie. En 1874, il embarque comme mousse sur un voilier qui part de Marseille. En 1886, il devient capitaine et obtient la nationalité anglaise après s’être engagé dans la marine marchande britannique. C’est à cette période qu’il commence à écrire des textes, en langue anglaise bien qu’il maitrise également le polonais, l’allemand et le français. Jusqu’en 1894, Joseph Conrad embarque sur plusieurs navires et contracte plusieurs maladies qui le font rapatrier sur la terre ferme.

Il décide ensuite de se consacrer à sa carrière littéraire et fait paraitre son premier roman, La Folie Almayer : Histoire d’une rivière d’Orient, en 1895. Il déménage plusieurs fois, continuant de publier quelques ouvrages tels qu’Un paria des îles (1896), Nègre du Narcisse (1897) et Inquiétude (1898). En 1906, il s’expatrie avec sa petite famille sur le Vieux Continent où il rédige Miroir de la mer. Ses œuvres pour le grand public connaissent un certain succès, mais l’auteur est réellement consacré avec Chance qui sort en 1913.

En 1910, Joseph Conrad commence à souffrir d’une profonde dépression et disparait pendant près de dix ans dans la campagne anglaise. En 1923, il part visiter les Etats-Unis. L’année suivante, il décède le 3 aout d’une crise cardiaque, alors qu’il était âgé de 67 ans. 

Avec une œuvre importante, composée de 18 romans, 7 recueils de nouvelles et 5 autres écrits, Joseph Conrad est probablement l’un des auteurs les plus prolifiques et emblématiques de la littérature britannique du XXe siècle. Connaissant toujours actuellement un certain succès, une majorité de ses écrits ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

Citations de Joseph Conrad

« Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif. » (Au cœur des ténèbres)

« Que vaut la bravoure du plus grand guerrier en face d'armes à feu dans la main d'un esclave ? » (La Folie Almayer)

« Il lui était venu que la vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le souci du passé et de l’avenir. Notre tâche quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui viendront après nous. » (Nostromo)

« C'est un aussi bel art de savoir se conduire envers les hommes que de savoir se conduire envers les navires. » (Le Miroir de la mer)

« Mais la mer, dans les ténèbres, semblait faire assaut de toutes parts pour le retenir et le perdre. Il y avait de la haine dans cette façon de le malmener, de la férocité dans les coups qui tombaient sur lui. Le navire était comme une créature vivante, livrée à la rage d'une populace : bousculé, frappé, soulevé, culbuté, écrasé. » (Typhon)

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