Catherine Cusset

Biographie de Catherine Cusset

Née en 1963 à Paris, Catherine Cusset exerce le métier de professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l’université de Yale (États-Unis) après avoir terminé sa thèse sur le marquis de Sade. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture. Son premier roman La Blouse roumaine est publié en 1990. L’écrivaine poursuit sur sa lancée et continue de rédiger des livres qui plaisent au public francophone et aux critiques. Son deuxième ouvrage, En toute innocence, est d’ailleurs finaliste pour le prix Femina et nommé au prix Goncourt en 1995. C’est finalement son neuvième roman qui la consacre puisqu’elle remporte le célèbre prix Goncourt des lycéens en 2008 avec Un brillant avenir.  Catherine Cusset, qui vit depuis une vingtaine d’années aux États-Unis, a également écrit un ouvrage en anglais intitulé The Story of Jane en 2001.

Citations de Catherine Cusset

« Ce désir que nous avons l'un pour l'autre – car il est évident que nous avons du désir – n'a rien à voir avec le reste de nos vies et ne doit pas interférer avec elles. C'est quelque chose de séparé et de beau, qui nous fera souffrir seulement si nous ne le réalisons pas. » (Jouir)

« À Bucarest elle était la femme d'un Juif. Elle avait cru recommencer sa vie où il n'y aurait plus jamais de discrimination. Elle faisait ses premiers pas sur la terre d'Israël et découvrait qu'elle était ici la chrétienne. » (Un brillant avenir)

« On ne peut jamais atteindre le summum du bonheur sans être sûr de se casser le nez : presque un axiome mathématique. Je l'appelle la loi de l'humilité. Tu n'as pas remarqué ? Chaque fois qu'on est trop enthousiaste c'est une garantie d'échec. » (Le problème avec Jane)

« Être radin, ce n'est pas simplement avoir du mal à ouvrir sa bourse. C'est autre chose dont je parle : une attitude de suspicion, de rétention, de calcul et de paranoïa. » (Confessions d’une radine)

« On ne pouvait vivre, et aimer qu'en s'étant débarrassé de la peur - la peur d'être seul, la peur de vivre, la peur de faire du mal à l'autre, la culpabilité. Cette peur que j'appelle Dieu. »  (Une éducation catholique)