Léonora Miano

Biographie de Léonora Miano

Léonora Miano est née le 12 mars 1973 à Douala au Cameroun. Émigrée en France en 1991, elle étude la littérature américaine à l’université de Nanterre. C’est en 2005 que son premier roman parait : L’Intérieur de la nuit. Très apprécié de la critique, il reçoit de nombreuses récompenses telles que le prix Montalembert du premier roman de femme ou le prix Louis Guilloux.

Son deuxième ouvrage, Contours du jour qui vient, qui sort l’année suivante est à son tour couronné du prix Goncourt des lycéens. Son dernier roman en date, La Saison de l’ombre, a également reçu le prix Femina en 2013. Son œuvre qui témoigne d’une identité « afropéenne » est unique en son genre et fait de Léonora Miano une écrivaine de talent au sein du cercle des lettres afrodiasporiques francophones.

Citations de Léonora Miano

« L'amour des mères pour leurs fils n'a que faire des astres pour trouver son chemin. Il est lui-même l'étoile. » (La Saison de l’ombre)

« On se faisait un film à propos d'un candidat noir à la présidentielle. Même s'il obtenait l'investiture de son parti -on pouvait toujours délirer – , il ne gagnerait pas l'élection. L'Ouest ne cessait d'être un cauchemar pour ses Noirs. » (Tels des astres éteints)

« Si notre peuple peut produire des individualités assez audacieuses pour affronter ses errances et ses lâchetés, il lui reste une chance de prétendre à sa grandeur. Notre valeur ne réside pas dans les métaux du sous-sol auxquels d'autres ont donné une importance que nous ne comprenons toujours pas […] Notre valeur n'est pas non plus cette mystique dénuée de spiritualité, au travers de laquelle nous prétendons commander aux puissances occultes. […] Notre grandeur viendra de ce que nous saurons engendrer des êtres libres. […] Qu'ils disent : je suis parce que j'existe. […] Et après qu'ils auront dit combien l'Afrique vaut mieux que ce qu'elle pense d'elle-même, des légions leur emboîteront le pas. » (Contours du jour qui vient)

« La fierté ne s'enseigne pas aux peuples ! Les indiens d'Amérique ne savaient ni lire ni écrire !
Cependant, ils ont préféré mourir plutôt que se soumettre. » (L’Intérieur de la nuit)

« Le voici. Là, sous mes mains qui cherchent, dans le placard de la cuisine, le gros galet plat et sa petite pierre ronde. Une pierre dense et solide. Elle sert à écraser, une fois posés sur le galet, les ingrédients de la sauce qui me ramènera chez moi. Je la laisse épouser parfaitement le creux de ma main. Aussitôt, j’entends le clapotis de l’eau sur les rochers. Le chant des pêcheurs qui rapportent une moisson de soles à braiser pour les fines cuisinières de la côte. » (Soulfood Equatoriale)