Pierre Boulle

Biographie de Pierre Boulle

Pierre Boulle est un auteur français né en 1912 à Avignon (France). Ingénieur de formation, il ne semblait pas destiné à la littérature. À la mort de son père, cet auteur en devenir part travailler dans une plantation d’hévéas en Malaisie. Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), motivé par le mouvement gaulliste, il décide de rejoindre les Forces françaises libres. En 1941, muni d’un faux passeport anglais, il part pour Singapour où il a pour mission de fomenter des révoltes à l’encontre des Japonais, ennemi des Alliés. En 1942, il est capturé par des militaires français pétainistes et lors de son procès à la cour martiale d’Hanoï, il avoue son identité. Déclaré coupable de trahison, la nationalité française lui est retirée et Pierre Boulle se retrouve condamné aux travaux forcés à perpétuité. En 1944, il parvient à s’évader et rejoint les services spéciaux britanniques jusqu’à la fin de la guerre. Peu après, il regagne Paris où il sera plusieurs fois médaillé par le général de Gaulle. 

Mais après toutes ces aventures, le traintrain quotidien de la ville l’ennuie. Il décide alors de vendre tous ces biens pour s’installer à l’hôtel Lutèce dans le Quartier Latin (Paris). Là, il se consacre à l’écriture sans la moindre expérience. Son premier roman William Conrad, une histoire d’espionnage, est publié en 1950 et accueillis succès. Publiant au rythme d’un livre par an, c’est grâce à son roman d’aventures d’inspiration autobiographique, Le Pont de la rivière Kwaï (1952), et à La Planète des singes (1963), un roman de science-fiction, que Pierre Boulle acquiert une renommée internationale.
Avec une œuvre composée d’environ 24 romans, sept recueils de nouvelles, trois essais et une pièce de théâtre, l’écrivain décède en janvier 1994, à l’âge de 81 ans, à Paris.

Citations de Pierre Boulle

  • « Ce qui nous arrive était prévisible. Une paresse cérébrale s’est emparée de nous. Plus de livres ; les romans policiers sont même devenus une fatigue intellectuelle trop grande. Plus de jeux ; des réussites, à la rigueur. Même le cinéma enfantin ne nous tente plus. Pendant ce temps, les singes méditent en silence. Leur cerveau se développe dans la réflexion solitaire... et ils parlent. » (La Planète des singes)
  • « Butler s’efforça de réprimer le tremblement de sa main en pressant contre son flanc l’avant-bras au bout duquel se profilait un pistolet. Ainsi lui apprenait-on à le faire autrefois, au cours d’un entrainement militaire spécial précédant son départ pour le Viêt Nam. L’acte qu’il allait accomplir le terrifiait. » (Les Vertus de l’enfer)
  • « À présent prenez un homme, enlevez-lui ce qui le rend homme, ses vêtements, ses chaussures, sa montre, sa voiture et – pourquoi pas ? – la parole. Que lui reste-t’il, s’il n’est pas Tarzan, qui est d’ailleurs plus singe qu’homme ? rien. » (La Planète des singes)
  • « L’abime infranchissable que certains regards voient creusé entre l’âme occidentale et l’âme orientale n’est peut-être qu’un effet de mirage. » (Le Pont de la rivière Kwaï)
  • « Les problèmes politiques d’autrefois, capitalisme, fascisme, prolétariat, lutte des classes, communisme, démocratie, socialisme même les laissaient tous indifférents ; mais pas la question de savoir si l’Univers doit être considéré et étudié indépendamment de l’homme, […] » (Les Jeux de l’esprit)
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