Georges-Olivier Châteaureynaud

Biographie de Georges-Olivier Châteaureynaud

Georges-Olivier Châteaureynaud est né en 1947 à Paris. Vivant dans la précarité avec sa mère divorcée, il est scolarisé normalement et passe toutes ses vacances en Bretagne avec le reste de sa famille. Passionné de littérature, il s’engage rapidement sur cette voie en fondant plusieurs revues avec un ami, qui ne compteront malheureusement pas beaucoup d’exemplaires.

S’inspirant de son enfance et de son adolescence, il commence à écrire et publie un premier recueil de nouvelles en 1973, intitulé Le Fou dans la chaloupe. L’année suivante, il publie le roman Les Messagers, qui est récompensé par le prix des Nouvelles littéraires. Tout en poursuivant sa carrière littéraire, il exerce différents petits travaux, tels que caissier, brocanteur ou encore bibliothécaire, pour subvenir à ses besoins. Son roman, La Faculté des songes, qui raconte l’histoire d’un bibliothécaire fantaisiste, remporte le prestigieux prix Renaudot en 1982.

Résolument fantastique et onirique, Georges-Olivier Châteaureynaud écrit des nouvelles et des romans dans lesquels le rêve se mêle à la réalité et possède une place très importante. Avec ces thèmes, il est un auteur emblématique du genre littéraire de la nouvelle fiction. Très prolifique, il a écrit plus de cent nouvelles et une dizaine de romans. Citions notamment Singe savant tabassé par deux clowns qui est récompensé en 2005 par le prix Goncourt de la nouvelle et L’Autre Rive qui lui reçoit le Grand Prix de l’Imaginaire en 2007. Vivant exclusivement de sa plume, l’écrivain est aujourd’hui administrateur de la Société des gens de lettres, membre du jury du prix Bretagne et secrétaire général du prix Renaudot. Ses ouvrages sont traduits dans plus de 15 langues, faisant de lui un auteur français important du XXIe siècle.

Citations de Georges-Olivier Châteaureynaud

« Est-ce qu'on avait comme ça un "vrai destin" qu'on épousait ou non, qu'on attrapait ou qu'on ratait comme un train, et d'autres destins de raccroc, de moins en moins nécessaires, de moins en moins légitimes, sur lesquels on se rabattait, dans lesquels on dégringolait toujours plus loin de sa vérité ? » (L’Autre Rive)

« Son mode était la myopie : les grandes choses lui ayant échappé, il ne tolérait pas que les petites lui manquent. » (La Faculté des songes)

« Et pourquoi, songea-t-il de nouveau, ne pas consacrer la seconde chance qui lui était inexplicablement accordée à écrire comme il en avait eu l'intention à vingt ans ? Parce qu'écrire comme il l'avait fait si longtemps, en écho à des élucubrations d'autrui, revenait à gratter sur le bras du voisin le bouton qui démangeait le vôtre. » (Le Corps de l’autre)

« C'est un jour, vers midi, à la fin de l'hiver. Il n'y a pas eu de convoi hier au soir, et les nettoyeurs ne sont pas passés ce matin. La neige tarde à fondre, par endroits, sous le ciel jaune. L'enfant s'ennuie dans son verger, ainsi qu'il lui arrive de plus en plus souvent. L'herbe pousse aussi verte et drue que toujours, comme avant les poissons se renouvellent dans la mare et les pommes sur l'arbre, mais lui ne chante plus et il joue moins. » (Le Verger et autres nouvelles)

« Le bonheur est un hôte discret, qui nous laisse ignorer son nom et dont on s'aperçoit qu'il était là quand déjà il n'y est plus. » (Le Château de verre)

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