Tablettes, applications et smartphones : quels changements pour l’enseignement ?

dans Tablettes, publié le 14/11/2012

La récente polémique des iPads de Blankenberge aura au moins permis de s’interroger sur l’apport des tablettes numériques à un environnement scolaire. S’agit-il là d’une technologie viable dans un univers pourtant réputé réfractaire à toute forme d’innovation ? Le 19e Salon de l’Éducation de Namur ne pouvait laisser cette interrogation en suspens à l’heure où le numérique frappe à la porte des classes.

Benjamin Nizet, responsable éducatif chez  Microsoft, avait donc la tâche d’y répondre à travers la présentation de Windows 8. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci a pu apporter des arguments convaincants afin de persuader l’auditoire présent du bien-fondé de cette nouvelle technologie au sein des écoles.

Un coût maîtrisé et un dos préservé

Pour lui, posséder une tablette Microsoft, c’est d’abord avoir la possibilité de créer plusieurs profils d’utilisateur sur une même machine : cette dernière peut ainsi être partagée par des élèves de différentes classes tout en permettant à ceux-ci de disposer d’un espace personnel. Pas besoin dès lors d’être fort en mathématiques pour percevoir les économies qu’un tel dispositif peut générer auprès des établissements concernés.

De plus, les multiples fonctions (traitement de texte, liseuse, recherche documentaire, etc.) des tablettes permettent un allègement significatif du poids des cartables des enfants. Leur autonomie prolongée (jusqu’à 3 semaines) et leur transport aisé en font également des adversaires redoutables des tableaux interactifs, aux capacités limitées et peu mobiles. Elles peuvent aussi s’avérer être un moyen efficace pour lutter contre la désertification des salles informatiques, souvent équipées d’un matériel vétuste.

Quid de la compatibilité ?

Mais que faire par exemple lorsque l’on a commencé un travail en classe sur un appareil Windows et que l’on est obligé  de le continuer à la maison où les Macs/ Linux prédominent ?

Pour Benjamin Nizet, le recours à une tablette en milieu scolaire doit permettre de former à un usage et non à un logiciel. C’est pourquoi Microsoft a  pensé son produit de manière à faciliter l’échange de documents : en témoigne la présence d’un port USB ainsi que la création de formats et de programmes multiplateformes. L’émergence de serveurs virtuels gratuits sur Internet s’avère d’ailleurs un parfait complément à cette volonté puisque toute machine peut accéder librement aux informations qui y sont stockées, sans contrainte de marque.

Utiliser, mais aussi éduquer

C’est dans ces dimensions de facilité et d’universalité que réside l’intérêt des tablettes et de Windows 8. Encore faut-il, conclut l’intervenant, éduquer les enfants à y recourir de manière adéquate : un rôle qui peut être endossé par les écoles, mais doit aussi trouver un prolongement dans notre vie quotidienne.

H. S.