Entretien avec Hadrien Seret, rédacteur et stagiaire pour le PetitLittéraire.fr

dans Collection LePetitLittéraire.fr, publié le 11/12/2012

Il y a trois ans Hadrien Seret a intégré l’équipe des rédacteurs du PetitLittéraire.fr. Aujourd’hui, il termine un stage de deux mois au sein de la cellule éditoriale des Éditions Primento. Et nous donne son opinion sur les « deux côtés de la barrière ».

Bonjour Hadrien, tu as d’abord été rédacteur pour LePetitLittéraire.fr, peux-tu nous en dire davantage à ce sujet ?

J’ai pris connaissance de l’existence de ce poste à travers une annonce. Comme la description du travail m’intéressait, j’ai postulé et un entretien plus tard, j’intégrais l’équipe des rédacteurs du Petitlittéraire.fr. Je me souviens très bien qu’à l’époque, on m’avait dit que c’était mon style et ma concision qui avaient séduit. Avec le recul, je me rends compte que ces deux qualités n’ont pas été pointées par hasard : elles sont, à mon sens, essentielles pour élaborer une production de qualité. Par exemple, on n’analyse pas de la même façon une œuvre de 200 (Un Sac de billes), 500 (Germinal) ou 1000 pages (Les Misérables) : cela nécessite un bon esprit de synthèse car il faut certes réduire, mais sans que ce soit au détriment d’éléments primordiaux.

 

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté?

Je pense que celle-ci m’a notamment encouragé à découvrir des œuvres que je n’aurais peut-être pas lues par moi-même ou des ouvrages qui trainaient dans ma bibliothèque et dont je ne soupçonnais pas qu’un jour, ils se retrouveraient avec moi dans les entrailles du métro (ou de mon lit, au choix) ! Plus sérieusement, au-delà du simple enrichissement culturel,  j’ai pu sensiblement affiner mes méthodes de recherche. En effet, rédiger une fiche de lecture ou un questionnaire implique de collecter des informations à la fois sur et autour du livre afin de donner au contenu final une valeur ajoutée, un véritable intérêt à la consultation et/ou l’utilisation du document. Enfin, le retour que l’on reçoit de la part de la cellule éditoriale constitue également un bénéfice puisqu’il permet d’attirer notre attention sur des petits détails et donc de nous améliorer.

 

Actuellement, tu es en dernière année en Langues et Littératures françaises et romanes à l’ULB (finalité édition). Dans ce cadre, tu as effectué un stage aux éditions Primento. Pourquoi as-tu choisi cette maison d’édition ?

En tant que rédacteur, je ne n’avais qu’un regard extérieur et je voulais comprendre comment l’équipe fonctionnait en interne, quels étaient les rôles et fonctions occupés par chacun. Plus largement, je pense que l’orientation strictement numérique de Primento a également influencé ma décision car elle me donnait l’occasion d’avoir un large aperçu des caractéristiques du métier d’éditeur mais au sein d’un univers un peu plus spécifique.

 

Que pensais-tu de l’édition numérique avant ton stage ? Et à présent ?

Honnêtement, avant ce stage, je ne m’y intéressais que de loin. À vrai dire, je n’avais aucune raison de franchir le pas. L’étincelle est venue durant ces deux mois de stage où j’ai eu l’occasion de manipuler concrètement des supports de lecture (aussi bien des liseuses que des tablettes) et corriger des ebooks. J’ai pu ainsi constater que le passage de l’imprimé au numérique ne modifiaient en rien mes habitudes de lecteur : tout était extrêmement intuitif. De fait, j’envisage moi-même de passer tout bientôt au numérique car celui-ci m’offre des avantages considérables au quotidien en termes de maniabilité (les appareils sont légers et mobiles), de confort (lecture aussi naturelle que sur papier, pas de risque d’abîmer le livre ou de perdre une page) ainsi que d’accessibilité (on peut acheter et télécharger en quelques clics un ouvrage édité au bout du monde et ce, dans de multiples formats).

De manière plus générale, évoluer dans ce secteur m’a donné l’impression d’être au début d’une aventure parce que le numérique est un marché qui prend de plus en plus d’ampleur. Chaque jour apporte son lot de nouveautés et d’opportunités comme la deuxième version du site du PetitLittéraire.fr par exemple. En clair, (vouloir) œuvrer dans le numérique, c’est parcourir un univers en constante mutation qui offrira des possibilités sans cesse grandissantes. Pouvoir  progresser avec lui se révèle dès lors très stimulant.