Fifty Shades of Grey : Un succès sulfureux !

dans Collection LePetitLittéraire.fr, publié le 02/08/2013

Impossible de ne pas en avoir entendu parler : ces derniers mois, Cinquante nuances de Grey, la trilogie signée E.L. James, a tout balayé sur son passage, propulsant son auteure parmi les 100 personnalités les plus influentes de 2012 selon le magazine Time. Une adaptation cinématographique de la saga verra d’ailleurs le jour en 2014. L’occasion de revenir sur ce véritable phénomène éditorial occupant le top des ventes depuis sa première parution en 2011.

 

Un conte de fée d’un genre nouveau

L’intrigue, partie d’une fanfiction écrite sur Twilight, est des plus simples : Anastasia Rose Steele, une étudiante en lettres de 21 ans, accepte d’interviewer pour le journal de l’université Christian Grey, un homme d’affaires réputé. À l’issue de l’entrevue, la jeune femme est troublée : c’est sans aucun doute l’homme le plus attirant qu’elle ait jamais vu. Christian, de son côté, n’aura de cesse d’essayer de la revoir.

Commence alors entre les deux héros une relation fusionnelle destructrice, faite de soumission, et placée sous le signe de l’érotisme et du sadomasochisme. Le tout au gré des changements d’humeur de Grey, dont les violents accès de rage peuvent survenir à tout moment. Le lien qui l’unit à Anastasia, image même de la candeur, n’est cependant pas dénué d’amour, comme le prouvera la fin de la trilogie, digne des plus grandes pages de la littérature sentimentale…

Un accueil critique mitigé

Seule ombre au tableau, la réception critique réservée à Cinquante nuances de Grey, qui peut être qualifiée, au mieux, de mitigée. En effet, offrant un contraste saisissant vis-à-vis de la quatrième de couverture parlant d’une « histoire d’amour passionnante » au caractère « libérateur », la presse francophone a préféré souligner les faiblesses d’une trilogie alliant, selon elle, un style pauvre à une intrigue stéréotypée. L’Express pointant en outre le fait que l’œuvre, au gré de scènes érotiques irréalistes, donne lieu à une vision biaisée de la sexualité.

Il en faudrait plus, cependant, pour affecter le succès de la saga, vendue à plus de 70 millions d’exemplaires à travers le monde. Un succès rendu possible par le format numérique de la trilogie, permettant un téléchargement à domicile et une lecture bien plus discrète que dans un format papier. Une occasion sans précédent de redécouvrir le plaisir !

 

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Credits image : Random House  2012 paperback cover