L'auteur du mois : Montesquieu

dans Auteurs, publié le 15/01/2014

Ce mois-ci, LePetitLittéraire.fr rend hommage à un véritable monument du siècle des Lumières : Montesquieu. Avec ses Lettres persanes et son œuvre majeure, De l’Esprit des lois, cette personnalité atypique, habituée des salons littéraires, nous a laissé un héritage de premier plan dans les domaines de la littérature, la philosophie, la sociologie et la politique. 

Montesquieu, l’éclectique

Né le 19 janvier 1689 à Guyenne, près de Bordeaux, Montesquieu, de son vrai nom « Charles Louis de Secondat de La Brède », reçoit une éducation prometteuse, noblesse oblige, auprès de son père, compatriote de celui de Montaigne. Curieux de tout, il poursuit un cursus en droit tout en se passionnant pour les sciences. Son appétit intellectuel et son incroyable plume lui ouvrent les portes de la célèbre Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, à laquelle participent également ses contemporains Voltaire et Rousseau, et contribuent à son élection à l’Académie française en 1728.

L’homme qui divertit et instruit

Grand penseur du siècle des Lumières, Montesquieu proclame : « Je suis nécessairement homme et je ne suis Français que par hasard. » Après avoir sillonné une grande partie de l’Europe, il publie en 1721 un roman épistolaire audacieux à l’atmosphère exotique et quelque peu érotique, qui connaît un immense succès : les Lettres persanes. Derrière le ton humoristique adopté par l’auteur se dissimule une critique acérée des mœurs et institutions politiques et religieuses françaises. L’œuvre appelle au relativisme culturel et témoigne du choc entre l’Orient et l’Occident. Montesquieu est dès lors considéré comme un génie qui a le don tout à la fois de plaire et d’informer les masses. 

Un voyage aux confins de L’Esprit des lois

Si Montesquieu se passionne pour les voyages, ce n’est pas vraiment pour changer d’air mais plutôt pour observer minutieusement les lois qui régissent les pays explorés. C’est ainsi qu’il s’intéresse aux divers régimes politiques rencontrés lors de ses expéditions et qu’en 1748, il fait jaillir de ses insatiables réflexions sa future grande œuvre : De l’Esprit des lois. Ce traité, riche en vérités à propos de la monarchie française incarnée par Louis XIV, fut cependant censuré par la Sorbonne. La défense de l'ouvrage, brillamment argumentée par Montesquieu lui-même, en fit la référence politique incontestable de l’époque, mais aussi d’aujourd’hui !

Montesquieu le magnifique

Montesquieu décède le 10 février 1755 à Paris. Il laisse derrière lui une œuvre florissante, empreinte d’un style et d’une pensée incontournables. Certains lui reprocheront d’avoir d’abord été aristocrate avant d’être citoyen, d’autres désapprouveront sa verve corrosive. Néanmoins, tous s’accorderont sur son indéniable talent d’orateur qui passionna et passionne toujours les foules. Montesquieu fit en effet de sa puissante expression une marque de fabrique que la culture mondiale contemporaine n’oubliera pas de si tôt...

 

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