Elena Ferrante

Elena Ferrante

On sait peu de choses sur Elena Ferrante, pourtant auteur de best-sellers qui se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde entier. Il s’agit d’un nom de plume, comme Romain Gary, alias Émile Ajar, auteur de La Promesse de l’aube (1973) avait choisi d’en prendre un à son époque. De la mystérieuse Elena Ferrante, traduite en 42 langues, on apprend qu’elle serait née à Naples en 1943 et vivrait en Grèce, même si elle se dévoile peu dans ses interviews.

Milan Kundera dans L’Art du roman (Gallimard, 1986) écrit qu’il rêve d’un monde « où les écrivains seraient obligés par la loi de garder secrète leur identité et d’employer des pseudonymes ». Aussi, depuis plus de vingt ans, l’identité d’Elena Ferrante constitue un véritable feuilleton en Italie, ainsi qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis où elle est très reconnue.

Si on devine par l’assonance le clin d’oeil fait à une autre grande écrivaine italienne, Elsa Morante (1912-1985), l’auteur exprime sa volonté de ne pas « s’exposer en public » et le désir de laisser « les livres s’imposer sans [s] on autorité » (New York Times, 9 décembre 2014). La polémique sur sa probable identité rebondit le 2 octobre 2016, avec la publication d’un article de Claudio Gatti dans le supplément littéraire du quotidien économique Il sole 24 ore. Il aurait la preuve irréfutable de la véritable identité de Elena Ferrante. Il s’agirait d’Anita Raja, traductrice de l’allemand, épouse de l’écrivain napolitain Domenico Stanone et ayant été au préalable à la tête d’une collection de la maison d’édition E/0, qui publia en Italie le premier roman d’Elena Ferrante. À ce jour, le mystère reste entier.

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