Dieu, les affaires et nous

Résumé du livre

Dieu, les affaires et nous

Auteur : Jean d’Ormesson

Analyse de : Julien Noël

4.5/5 (2 avis)

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Ce document propose un résumé clair et détaillé de Dieu, les affaires et nous. Chronique dun demi-siècle de Jean d’Ormesson, dont voici un extrait :

« La première chronique du recueil est datée du 9 juin 1981, une vingtaine de jours seulement après la prise de fonction présidentielle de François Mitterrand (1916‑1996). Intitulée « Quand les lampions s’éteindront », elle donne le ton des suivantes – toutes hostiles à la politique socialiste – et prophétise que, une fois les « lampions de la fête mensongère » éteints, « une formidable colère […] secouera le peuple de France » (p. 26). À postériori, d’Ormesson écrira, en repensant à ces lignes, avoir donné, « avec l’audace du chagrin, […] rendez-vous à François Mitterrand devant le tribunal de l’Histoire » (p. 198).

Les reproches qu’il adresse à son Gouvernement sont multiples. Avant même de critiquer ses mesures, il désapprouve sa nature en dénonçant la présence en son sein de ministres communistes, nommés non pas par nécessité, mais de manière à se prémunir de l’extrême gauche de l’opposition. Il qualifie dès lors cette composition d’« union paradoxale et quasi monstrueuse » (p. 40). »

A propos du livre "Dieu, les affaires et nous"

Dieu, les affaires et nous réunit des chroniques écrites par Jean d’Ormesson pour Le Figaro et Le Figaro Magazine durant presque 35 ans, de 1981 à 2015. Sa première partie, sous-titrée « Comment va la France, Môssieur ? », rassemble des articles consacrés à la politique intérieure française. Jean d’Ormesson, en y commentant l’actualité de la ve République, prend parti pour la droite, contre le socialisme.

La seconde partie, intitulée « L’histoire que nous vivons », est moins polémique. Elle se compose de chroniques dédiées à la géopolitique mondiale. L’académicien s’y révèle un adroit commentateur des grands bouleversements des dernières décennies. Il y théorise en particulier le pas que prennent désormais les rapports Nord-Sud sur les rapports Est-Ouest et l’émergence d’une menace islamiste, qui comble le vide laissé par la disparition de la menace communiste.

Jean d’Ormesson

De son nom complet Jean Lefèvre d’Ormesson, l’écrivain né le 16 juin 1925 à Paris appartient à la noblesse de robe. Il est à la fois homme de lettres, journaliste et chroniqueur, philosophe et même acteur. Son père, André d’Ormesson, est ambassadeur de France et sa mère, Marie Henriette Isabelle Anisson du Perron, est issue d’une famille noble et possède un château à Saint-Fargeau, en Bourgogne, dans lequel Jean grandit et qu’il évoquera d’ailleurs dans son roman Au plaisir de Dieu en 1974. Pendant son enfance, il suit, avec toute sa famille, son père au gré de ses nominations. Ainsi, il vit en Bavière, en Roumanie et ensuite au Brésil.

Pour continuer sa scolarité en France, il prend des cours par correspondance dans une école privée et poursuit ensuite avec Hypokhâgne et l’École normale supérieure en lettres, histoire et philosophie. Après quelques temps dans l’enseignement, il devient journaliste pour Paris Match.

À partir de 1952, il travaille pour la revue Diogène (spécialisée dans les sciences humaines et sociales) et y sera successivement rédacteur en chef adjoint, membre du comité de rédaction puis rédacteur en chef. Il obtient en 1974 le poste de directeur général du Figaro, pour lequel il rédige un article hebdomadaire, qui parait dans le supplément du dimanche. Il y affirme des opinions assez tranchées et démissionne de son poste en 1977 mais accepte de continuer à écrire pour le journal, en proposant une chronique pour le supplément Le Figaro Magazine. S’affirmant clairement comme un homme de droite mais avec des idées de gauche, il participe à certains débats politiques, comme celui dédié au référendum de Maastricht, et soutient ouvertement Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012.

Il publie son premier roman, L’amour est un plaisir, à 31 ans mais ne rencontre véritablement le succès, critique et public, qu’avec La Gloire de l’Empire en 1971, qui est récompensé du Grand Prix du roman de l’Académie française. En 1973, il fait son entrée à l’Académie française, succédant dans le fauteuil 12 à Jules Romains. La dimension autobiographique est presque toujours présente dans ses écrits qui, même s’ils sont classés dans la catégorie romanesque, se placent souvent au croisement entre le récit et l’essai. On peut notamment citer Du côté de chez Jean (1959), Au revoir et merci (1966), Le Rapport Gabriel (1999) ou encore C’était bien (2003).

En 2012, il se lance dans un nouveau talent, celui d’acteur. Il interprète le rôle de François Mitterrand au cinéma dans le film Les Saveurs du palais de Christian Vincent. En 2014, il reçoit la médaille de la Légion d’honneur des mains du président François Hollande et fait son entrée en 2015 dans la luxueuse collection de  la bibliothèque de la Pléiade aux éditions Gallimard.

Il épouse en 1962 Françoise Béghin qui lui donne une fille, Héloïse, la même année.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806271525RES

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