Crime et Châtiment

Crime et Châtiment : Résumé du livre

5/5 (9 avis)
Description du résumé sur Crime et Châtiment (Fédor Dostoïevski)

Ce document propose un résumé clair et détaillé de Crime et châtiment de Dostoïevsky dont voici un extrait :

« Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Rodion Raskolnikov, jeune étudiant russe qui, par manque d’argent, a dû abandonner ses études, erre sans but dans les rues de Saint Pétersbourg. Il envisage de tuer une vieille usurière dans le but de la voler et d’utiliser l’argent dérobé à de meilleures fins. Convaincu d’être un surhomme isolé du commun des mortels grâce à ses qualités extraordinaires, Raskolnikov est persuadé d’avoir le droit d’enfreindre les lois pour servir des idéaux qu’il juge nobles. Pourtant, il ne cesse de s’interroger : ce crime qu’il tend à commettre sera-t-il vraiment l’œuvre du bien ou sera-t-il perçu comme mal ? Le jeune homme se décide néanmoins à aller jusqu’au bout. Une lettre envoyée par sa mère l’y pousse : elle lui apprend que sa sœur Dounia a décidé de se marier avec Loujine, homme riche mais odieux, afin de lui venir en aide. Raskolnikov, bouleversé par cette nouvelle, se rend un soir chez la vieille prêteuse sur gages. Celle-ci, qui connait le jeune homme pour lui avoir déjà prêté de l’argent, ne se méfie pas et le laisse entrer. Raskolnikov sort alors une hache et frappe sans hésiter. Mais un fait imprévu se produit : la demi-sœur de la vieille dame arrive inopinément. L’étudiant paniqué se jette sur cette dernière et la tue à son tour. Complètement affolé, il se lance à la recherche de son butin. Toute raison l’abandonne : il œuvre sans méthode et bourre ses poches de tout ce qu’il trouve jusqu’à ce qu’il entende frapper à la porte. Deux hommes attendent sur le palier. Il décide alors de pousser le verrou. Les inconnus s’interrogent et, quand ils descendent demander de l’aide, Raskolnikov en profite pour s’échapper. »

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« Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Rodion Raskolnikov, jeune étudiant russe qui, par manque d’argent, a dû abandonner ses études, erre sans but dans les rues de Saint Pétersbourg. Il envisage de tuer une vieille usurière dans le but de la voler et d’utiliser l’argent dérobé à de meilleures fins. Convaincu d’être un surhomme isolé du commun des mortels grâce à ses qualités extraordinaires, Raskolnikov est persuadé d’avoir le droit d’enfreindre les lois pour servir des idéaux qu’il juge nobles. Pourtant, il ne cesse de s’interroger : ce crime qu’il tend à commettre sera-t-il vraiment l’œuvre du bien ou sera-t-il perçu comme mal ? Le jeune homme se décide néanmoins à aller jusqu’au bout. Une lettre envoyée par sa mère l’y pousse : elle lui apprend que sa sœur Dounia a décidé de se marier avec Loujine, homme riche mais odieux, afin de lui venir en aide. Raskolnikov, bouleversé par cette nouvelle, se rend un soir chez la vieille prêteuse sur gages. Celle-ci, qui connait le jeune homme pour lui avoir déjà prêté de l’argent, ne se méfie pas et le laisse entrer. Raskolnikov sort alors une hache et frappe sans hésiter. Mais un fait imprévu se produit : la demi-sœur de la vieille dame arrive inopinément. L’étudiant paniqué se jette sur cette dernière et la tue à son tour. Complètement affolé, il se lance à la recherche de son butin. Toute raison l’abandonne : il œuvre sans méthode et bourre ses poches de tout ce qu’il trouve jusqu’à ce qu’il entende frapper à la porte. Deux hommes attendent sur le palier. Il décide alors de pousser le verrou. Les inconnus s’interrogent et, quand ils descendent demander de l’aide, Raskolnikov en profite pour s’échapper. »

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A propos du livre "Crime et Châtiment"

Publié en 1866, Crime et Châtiment est un des romans les plus connus de Dostoïevski. Il raconte l’histoire de Raskolnikov, jeune étudiant fauché qui assassine une vieille prêteuse sur gages et sa sœur pour sauver sa famille de la misère. La souffrance psychologique qui assaille alors le jeune homme est une thématique chère à l’auteur. Elle trouve dans ce long roman l’une de ses plus belles expressions.

Dans Crime et châtiment, Dostoïevski développe ses vues religieuses et existentialistes en insistant sur le thème du salut par la foi. Le style complexe et novateur du roman sert à l’analyse profonde de la psychologie humaine.

Fédor Dostoïevski

Né le 30 octobre 1821 à Moscou et décédé le 28 janvier 1881 à Saint-Pétersbourg, Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski est encore à ce jour considéré comme l’un des plus grands écrivains russes de tous les temps.

Fils d’un père médecin, Fedor et sa famille vivent une existence aisée et luxurieuse grâce à la clientèle que s’est constituée leur père. Exerçant à l’hôpital Marie, ce dernier, s’il est respecté pour sa profession, n’hésite pas à distribuer les coups et les injures dès qu’il se met à boire. C’est dans cette atmosphère violente et empreinte de terreur que Fedor grandit, en entendant chaque jour sa pauvre mère supplier son mari et demander grâce. Enfant fragile, Fedor vit mal le départ de sa mère à la campagne lorsqu’il est à peine âgé de neuf ans. Toutefois, les vacances annuelles à Darovoïe, où sa mère s’est retirée, sont pour le jeune garçon une source de plaisir et de découvertes inépuisable. Si Fedor voue une haine féroce pour ce père absent et violent, il se voit néanmoins en lui et se trouve des points communs avec cet ivrogne qui le martyrise. En 1837, sa mère décède de la phtisie et son père, indifférent au sort de son fils, plonge définitivement dans l’alcool et l’abandonne aux bons soins de l’école des Ingénieurs militaires de Saint-Pétersbourg. Là-bas, il apprend les mathématiques et l’artillerie, mais, surtout, il y découvre la littérature, dans laquelle il se plonge avec délectation. Il fait la connaissance d’auteurs célèbres tels que Shakespeare, Balzac, Corneille, Racine ou encore Pouchkine et se met à l’écriture.

En 1839, Fedor Dostoïevski apprend le décès brutal de son père, qu’on dit torturé et assassiné par des moujiks, mais son autopsie attribuera sa mort à une crise d’apoplexie. Cet évènement provoque toutefois en l’écrivain de forts sentiments de colère, mais aussi de culpabilité et de remords, lui qui avait tant de fois imaginé et souhaité ce parricide. L’obsession pathologique que Fedor nourrit pour son père le suivra toute sa vie et marquera de son empreinte l’ensemble de sa production littéraire. Ce n’est qu’avec son dernier roman, Les Frères Karamazov, en 1880, qu’il parviendra enfin à se libérer du joug psychologique de son géniteur.

En 1844, alors âgé d’à peine 22 ans, Dostoïevski publie son tout premier roman, Les Pauvre Gens, qui connaitra un succès immédiat. L’auteur est alors propulsé sur le devant de la scène et évolue dans les milieux mondains de la bourgeoisie russe. Mais son ascension ne dure pas, son attitude abattue lui valant de nombreuses railleries et ses deux romans suivants ne rencontrant pas le succès escompté.

Jugé et condamné à mort pour avoir évolué dans le cercle fouriériste de Petrachevski que l’empereur soupçonne de comploter contre lui, Fedor Dostoïevski est gracié en dernière minute et voit sa condamnation commuée en exil. Il sera condamné à être déporté au bagne en Sibérie. Finalement, sa peine sera réduite à quatre ans de travaux forcés et à un service militaire en tant que soldat. En 1854, il est affecté à Semipalatinsk, où il s’éprend de Maria Dmitrievna, qu’il épouse en 1857 après avoir éliminé sa concurrence. Après avoir retrouvé ses privilèges de noble et son droit de publier librement ses ouvrages, Dostoïevski se remet à l’écriture et publie la même année Souvenirs de la maison des morts qui raconte ses années de bagne. En 1859, après avoir obtenu sa retraite de l’armée, Fedor fonde, avec son frère Mikhaïl, une revue nationaliste, Le Temps, qui sera interdite en 1863 à la suite d’une publication considérée trop contestataire. En 1862, Dostoïevski voyage pour la première fois en Occident. En 1867, il épouse en deuxième noce sa sténographe Anna Grigorievna, mais, malade et couvert de dettes, l’homme sombre dans le jeu pour tenter de subvenir aux besoins de la famille de son frère, décédé en 1864. Farouchement opposé à la démocratie bourgeoise européenne, qui place l’argent au centre de ses considérations, Fedor développe un nationalisme chauvin et dénonce l’exploitation des pauvres gens dans Crime et Châtiment.

Après plusieurs années d’errance et de misère financière, l’écrivain renonce finalement au jeu et, en 1880, il publie son dernier roman qui marque l’apogée de son art : Les Frères Karamazov. Dedans, on y retrouve ses deux thèmes de prédilection, à savoir l’existence de Dieu et la force de la passion. Vouant un véritable culte au peuple russe jusqu’à sa mort, en 1881, d’une hémorragie, Fedor Dostoïevski aura marqué le monde de la littérature russe.

Informations techniques

ISBN numérique : 9782806217578-RES

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