Crime et Châtiment : Analyse du livre

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Description de l'analyse (fiche de lecture) sur Crime et Châtiment (Fédor Dostoïevski)

Grâce à cette fiche de lecture magistrale et révélatrice, Crime et Châtiment, l’un des romans les plus connus du célèbre écrivain russe Fedor Dostoïevski, n’aura plus de secrets pour vous. L’analyse littéraire, de qualité irréprochable, s’engage à fournir une synthèse détaillée de chacune des grandes parties de l’intrigue et une analyse fine et pertinente des grands protagonistes de ce roman psychologique. Des clés de lecture, mises à la disposition du lecteur pour l’aider à saisir toutes les nuances de l’œuvre, et des pistes de réflexion supplémentaires font de cette fiche de cours un outil de référence incontournable.

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Structure de cette analyse du livre
  • Portrait de l’écrivain russe et présentation du roman (1 pages)

    Fedor Dostoïevski, Écrivain russe
    Crime et Châtiment, Une torture psychologique comme châtiment du crime

  • Résumé de Crime et Châtiment (3 pages)

    Une synthèse, partie par partie, de ce célèbre roman psychologique

  • Les personnages principaux analysés (2 pages)

    Une description en détail de Raskolnikov, de Sonia, de Porphyre Petrovitch, de Razoumikhine et de Dounia

  • Clés de lecture pour comprendre Crime et Châtiment (3 pages)

    Un titre explicite ; Un tableau de la société russe du XIXe siècle ; La thématique du salut par la foi

  • Prolonger sa réflexion grâce à ces pistes (1 pages)

    Une liste de questions ouvertes pour vous aider à poursuivre l’étude de Crime et Châtiment de Fedor Dostoïevski

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "Crime et Châtiment"

Dans cette analyse littéraire exhaustive et magistralement composée, Catherine Nelissen, maitre en langues et littératures françaises et romanes, emmène le lecteur dans les profondeurs de Crime et Châtiment, roman psychologique au style complexe et novateur de Dostoïevski.

L’histoire de Raskolnikov, jeune Russe qui décide d’assassiner une prêteuse sur gages pour subvenir aux besoins de sa famille et qui terminera incarcéré pour son acte, est résumée avec minutie. Quant à son personnage, et ceux gravitant autour de lui, ils deviennent les sujets d’une étude pointue : l’anticonformiste Raskolnikov, la pieuse Sonia, l’implacable juge d’instruction Porphyre Petrovitch, l’honnête et aimable Razoumikhine et Dounia, la jeune sœur dévouée de Raskolnikov. Catherine Nelissen poursuit sa fiche de lecture en proposant une explication du titre, un portrait de la société russe du XIXe siècle et une analyse de la thématique du salut par la foi, qui traduit des vues religieuses et existentialistes de Dostoïevski. Des pistes de réflexion sous forme de questions terminent la synthèse littéraire et permette de prolonger l'exploration du livre.

A propos du livre "Crime et Châtiment"

Crime et Châtiment est un roman de l'écrivain russe Fedor Dostoïevski d'abord publié en feuilleton dans le périodique Le Messager russe en 1866. La première version française du roman de Fedor Dostoïevski a été publiée en 1884 dans une traduction de Victor Derély.

L'histoire de Crime et Châtiment se situe au XIXe siècle à Saint-Pétersbourg. Le personnage principal est un jeune étudiant russe du nom de Rodion Raskolnikov, forcé d'abandonner ses études par manque d'argent. Alors que Rodion vend le dernier objet qu'il possède à une vieille usurière, il se demande s'il est acceptable d'en venir au meurtre si le but recherché est l'amélioration de ses conditions de vie. Malgré ses nombreuses interrogations sur le bien et le mal, le jeune homme décide d'assassiner l'usurière et la tue d'un coup de hache. Malheureusement, la demi-soeur de la victime le surprend sur les lieux du crime et Rodion est alors forcé de commettre un double meurtre. Il finit par récupérer tout ce qu'il peut et parvient à s'échapper sans problème. Néanmoins, ce double crime hante l'esprit du jeune garçon. Crime et Châtiment montre alors toute la souffrance psychologique du meurtrier et sa quête vers la rédemption, tout en partageant les opinions religieuses et existentialistes de son auteur.

Crime et Châtiment a rencontré un immense succès et est considéré aujourd'hui comme le plus grand succès de Fedor Dostoïevski. L'oeuvre a par ailleurs été adaptée plusieurs fois au cinéma, à la télévision ainsi qu'au théâtre.

Fédor Dostoïevski

Né le 30 octobre 1821 à Moscou et décédé le 28 janvier 1881 à Saint-Pétersbourg, Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski est encore à ce jour considéré comme l’un des plus grands écrivains russes de tous les temps.

Fils d’un père médecin, Fedor et sa famille vivent une existence aisée et luxurieuse grâce à la clientèle que s’est constituée leur père. Exerçant à l’hôpital Marie, ce dernier, s’il est respecté pour sa profession, n’hésite pas à distribuer les coups et les injures dès qu’il se met à boire. C’est dans cette atmosphère violente et empreinte de terreur que Fedor grandit, en entendant chaque jour sa pauvre mère supplier son mari et demander grâce. Enfant fragile, Fedor vit mal le départ de sa mère à la campagne lorsqu’il est à peine âgé de neuf ans. Toutefois, les vacances annuelles à Darovoïe, où sa mère s’est retirée, sont pour le jeune garçon une source de plaisir et de découvertes inépuisable. Si Fedor voue une haine féroce pour ce père absent et violent, il se voit néanmoins en lui et se trouve des points communs avec cet ivrogne qui le martyrise. En 1837, sa mère décède de la phtisie et son père, indifférent au sort de son fils, plonge définitivement dans l’alcool et l’abandonne aux bons soins de l’école des Ingénieurs militaires de Saint-Pétersbourg. Là-bas, il apprend les mathématiques et l’artillerie, mais, surtout, il y découvre la littérature, dans laquelle il se plonge avec délectation. Il fait la connaissance d’auteurs célèbres tels que Shakespeare, Balzac, Corneille, Racine ou encore Pouchkine et se met à l’écriture.

En 1839, Fedor Dostoïevski apprend le décès brutal de son père, qu’on dit torturé et assassiné par des moujiks, mais son autopsie attribuera sa mort à une crise d’apoplexie. Cet évènement provoque toutefois en l’écrivain de forts sentiments de colère, mais aussi de culpabilité et de remords, lui qui avait tant de fois imaginé et souhaité ce parricide. L’obsession pathologique que Fedor nourrit pour son père le suivra toute sa vie et marquera de son empreinte l’ensemble de sa production littéraire. Ce n’est qu’avec son dernier roman, Les Frères Karamazov, en 1880, qu’il parviendra enfin à se libérer du joug psychologique de son géniteur.

En 1844, alors âgé d’à peine 22 ans, Dostoïevski publie son tout premier roman, Les Pauvre Gens, qui connaitra un succès immédiat. L’auteur est alors propulsé sur le devant de la scène et évolue dans les milieux mondains de la bourgeoisie russe. Mais son ascension ne dure pas, son attitude abattue lui valant de nombreuses railleries et ses deux romans suivants ne rencontrant pas le succès escompté.

Jugé et condamné à mort pour avoir évolué dans le cercle fouriériste de Petrachevski que l’empereur soupçonne de comploter contre lui, Fedor Dostoïevski est gracié en dernière minute et voit sa condamnation commuée en exil. Il sera condamné à être déporté au bagne en Sibérie. Finalement, sa peine sera réduite à quatre ans de travaux forcés et à un service militaire en tant que soldat. En 1854, il est affecté à Semipalatinsk, où il s’éprend de Maria Dmitrievna, qu’il épouse en 1857 après avoir éliminé sa concurrence. Après avoir retrouvé ses privilèges de noble et son droit de publier librement ses ouvrages, Dostoïevski se remet à l’écriture et publie la même année Souvenirs de la maison des morts qui raconte ses années de bagne. En 1859, après avoir obtenu sa retraite de l’armée, Fedor fonde, avec son frère Mikhaïl, une revue nationaliste, Le Temps, qui sera interdite en 1863 à la suite d’une publication considérée trop contestataire. En 1862, Dostoïevski voyage pour la première fois en Occident. En 1867, il épouse en deuxième noce sa sténographe Anna Grigorievna, mais, malade et couvert de dettes, l’homme sombre dans le jeu pour tenter de subvenir aux besoins de la famille de son frère, décédé en 1864. Farouchement opposé à la démocratie bourgeoise européenne, qui place l’argent au centre de ses considérations, Fedor développe un nationalisme chauvin et dénonce l’exploitation des pauvres gens dans Crime et Châtiment.

Après plusieurs années d’errance et de misère financière, l’écrivain renonce finalement au jeu et, en 1880, il publie son dernier roman qui marque l’apogée de son art : Les Frères Karamazov. Dedans, on y retrouve ses deux thèmes de prédilection, à savoir l’existence de Dieu et la force de la passion. Vouant un véritable culte au peuple russe jusqu’à sa mort, en 1881, d’une hémorragie, Fedor Dostoïevski aura marqué le monde de la littérature russe.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806212672

ISBN numérique : 9782806217578

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